Bring me back to you*
J'ai envie de hurler. De toutes mes forces, juste pour m'épuiser, et qui sait, m'apaiser. Je devrais étudier, mais je ne tiens pas en place. Je cherche désespérement quelque chose qui est remarquablement absente, et je ne sais pas quoi, je sais juste que je suis agitée et triste. Et puis la saison, qui m'avait relativement épargnée jusqu'ici, a trouvé bon cette semaine de me bombarder de tous ces microbes. Et puis il y a ces chansons, entrainantes, obsédantes, qui m'amènent à des issues différentes. Angie, Angie, when will those clouds all dissapear? Angie, Angie, where will it lead us from here?
Je passe de l'euphorie à la désillusion, et je ne trouve pas le lien qui les unit et qui me fait sombrer d'un excès dans l'autre. Bientôt j'aurai 19 ans. Je n'arrive pas à y croire. Après il faudra penser aux 20 qui me font horreur de leurs 390 jours qui m'en séparent. Heureusement, je peux m'empêcher de penser plus loin. Je suis entourée de personnes à idéaux constamment, heureusement qu' Elle est là pour partager mes doutes. Une de mes meilleures rencontres ici. Mais même elle a des projets, bien que vagues, pour l'avenir. Tout le monde semble savoir où la vie va les mener, ou semble du moins savoir ce qu'ils aimeraient en voir. Moi je ne veux rien. Je retombe toujours sur une intrigue, un noeud impossible. J'étudie. Des tas de choses inutiles et interessantes, juste pour avoir un diplôme dont je sais que je ne ferai rien. J'ai l'impression d'exister comme un fantôme, d'avoir une force en moi qui m'interdit aux rêveries d'un futur potentiel. Et puis, cette certitude..
Ce que j'aime en ce moment se résume à l'eau chaude. Que ce soit celle de la douche qui brûle violemment mon corps ou celle du thé que je bois à longueur de journée et qui me fait perdre l'équilibre. En opposition avec l'eau froide, c'est à dire le déluge qui semble peser au dessus de ma tête. J'aime toujours autant la pluie qui tombe à petit bruit sur la fenêtre lorsque je m'endors, mais étrangement il ne pleut jamais quand je vais dormir. Il pleut quand je dois aller en cours, quand j'arrive juste quand le feu passe rouge, quand je veux aller au sport, quand je dois aller à la bibliothèque. Quand je suis à l'intérieur, il ne pleut jamais. Bien qu'à l'intérieur, il pleut, mais ca, c'est une autre histoire.
Je suis fatiguée. En permanence. La nuit je dors mal, je fais des rêves symboliques qui semblent insister pour que j'y comprenne quelque chose, mais hélas ca n'a pas l'effet voulu. Je prends des vitamines à doses insensées, mais rien n'y fait. Et je suis malade. Mes sinus tambourinent contre mon crâne, mes yeux sont humides, mes ganglions ultra gonflés, et une de mes amygdales occupe la moitié de ma gorge. Et puis en cerise sur le gateau, un morceau de la dent sur laquelle s'acharnent une petite armée de dentistes depuis 3 semaines, s'est cassé à cause du bonbon que Saint Nicolas m'a gracieusement offert.
J'ai envie d'ailleurs, de lointain, d'exotisme, de chaleur, de bonheur.
Pas de pluie, d'examens, de controverses politiques et de mélancholie.
A écouter:
- Torgue et Houppin - Nomade
- Torgue et Houppin - Le train nu
- The Calling - Wherever you will go (version acoustique)
- The Rolling Stones - Angie
- Emilie Simon - Fleur de saison
- Seal - Love's divine
- Saez - Petit prince
- Saez - En travers des néons
- Yel - Où tout ca reste entre nous
- Keane - Try again
- Anouk - Michel
- Ghinzu - Sweet love
- Archive - Headlights

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