Something Else

Looking down on empty streets and all she can see Are the dreams all made solid, The dreams made real All of the buildings, All of the cars Were once just a dream In somebody's head She pictures the broken glass She pictures the steam She pictures a soul...

jeudi, novembre 01, 2007

Etats d'âme.


Frustrations & nostalgie en début de semaine : Tout le monde a des vacances de Toussaint. (Jusqu'à mes parents & même notre prof de danse, pourtant lié à des instances universitaires dépourvues de congé). On les voit partout, joyeux, écharpés et bonnettés, à jouer dans la rue ou acheter des bonbons dans les magasins pour les plus petits, et à décorer vulgairement les cafés estudiantins pour les plus âgés. C'est une des raisons principales qui me ferait retourner linea recta en secondaire: les vacances. Ici on a trois longs et beaux mois en vue, dont le poids de la menace d' une seconde session me pèse à chaque soirée perdue à vivre un peu de trop ou à glander scandaleusement. La rhéto, une de ces choses qui ne vous manquent une fois qu'elles sont bien finies.. Bien que je ne pense pas que j'y retournerais, si j'avais le choix. J'aime beaucoup ma petite vie maintenant, c'est juste qu'en éternelle stressée je me demande si je m'en fais trop ou si j'en fais trop peu-probablement c'est cumulable- et ca me rend continuellement agitée et nerveuse (mais ca ne me fait pas travailler plus, malheureusement). Enfin j'ai tout de même des vacances maintenant, et pas de si petites finalement, si on compte de jeudi à lundi. Enfin, 'vacances', ca me dispense juste des auditoires bondés et de la malédiction des feux rouges, parce que je travaille quasi autant ici, pour avoir une conscience un peu tranquile. Je n'aime pas travailler. C'est vrai, j'adore les cours et je suis relativement attentive, mais retravailler chez moi le soir ca ne résulte que d'une pulsion de stress ou d'un sentiment d'obligation intense, et toujours de l'absence de mes cokotteurs. 3 futur medecins, un physicien (buhh mais il est sympa quand même. Comme quoi.), un ingénieur civil, une juriste et une ehh éducatrice physique, et ces gens là ne font jamais rien. C'est incroyable. Ils s'étonnent de la moindre initiative de travail que j'entreprends, 'ben qu'est ce que tu fais ca maintenant toi? On est en octobre!?'. Mais on a aussi une biochimiechose qui n'a pas reçu le don de parler convenablement, ce qui fait qu'on ne sait pas grand chose d'elle, à défaut de comprendre ce qu'elle nous dit, parfois à trois reprises. On a fini par acquiéser avec un sourire, au moins ca lui fait plaisir. Comme quoi qu'être éduqué en dialecte, c'est vraiment ,pas un cadeau. Et puis elle est bizarre aussi, c'est un peu le genre de fille fantôme que tu n'entends jamais arriver, mais qui est là derrière toi quand tu te retournes, elle est au dessus de moi mais je ne l'entends jamais marcher ou quoique ce soit. Et puis j'ai le malheur d'avoir une vue sur les maisons en face dans la rue. Et là, il y a le kot des studieuses. Au nombre de 3, elles étudient déjà lorsque je me lève, et sont encore occupées à leurs cours quand je vais me coucher. C'est frustrant au plus haut point, un de ces jours je leur demanderai de fermer -svp- les rideaux le soir parce que ca me rend vraiment nerveuse. Sinon c'est la Toussaint aussi aujourd'hui, brave type à qui l'on doit nos vacances, mais aussi le jour du massacre des chrysanthèmes, arrachés par milliers de la terre pour orner uniformément les cimetières. Pas un mot de travers sur les cimetières, mais je n'y peux rien je n'aime pas les chrysanthèmes. Ni les choses qu'on ne mémore qu'une fois par an, mais soit. Je m'en fous, moi je t'offrirai des roses. Ou une plante avec de ces mignonnes petites fleurs roses, et tant mieux si ca brise une tradition. Pseudo-tradition d'après mon prof de philo, mais ca serait long à vous expliquer. Un homme bien d'ailleurs, ce qui ne peut pas être dit de tous les profs qui occupent les auditoires avec leurs idées. Comme simple exemple l'illustre dame qui tente de nous enseigner l'histoire de l'art, de son prénom Claire, auquel a été ajouté Obscur, et qui incarne cela parfaitement. Sinon, la vie en vélo c'est bien, à l'exception de la haine que j'entretiens vis à vis des feux rouges du rond point qui me sépare de ma faculté. Quand j'arrive au coin, il est toujours vert, et quand j'arrive à 50 cm il passe au rouge. Passer quand même n'est pas une option, parce qu'à peine l'un rouge, l'autre est vert. Ca m'est arrivé une fois de ne pas avoir remarqué qu'il passait orange et d'avoir foncé, eh ben je peux dire que la camionette de droite ne m'avait pas remarquée non plus. Mais à part les feux rouges on est un peu comme des rois de la circulation, toute voiture craint un étudiant en vélo. (Et ils ont bien raison. Jamais je ne voudrais rouler en voiture dans Gand). A part ça, j'essaye de changer les meubles de mon kot, mais avec le petit peu de place dont je dispose et des choses telles un évier ou un poêle à gaz qui ne se prètent guère au changement de place, c'est pas évident.


Idee du moment: Se faire du mauvais sang. Comment ca, c'est ma faute?


A écouter: Air Traffic - Shooting Star

A voir: The Illusionist

A lire: La biographie de la faim d'Amélie Nothomb

A faire: Du sport! Ca fait un bien fou :)



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