Please, let it be a bad dream*

Depuis lundi, un petit bijou trône sur mon micro ondes. J'ai désormais mon café en deux minutes à n'importe quel moment de la journée, et en plus du goût supérieur il est doté d'une petite couche de mousse qui le rend encore meilleur. On a repris le sport en force cette semaine, lundi et hier et on y retourne demain. Ca fait du bien d'évacuer toutes mes frustrations d'une manière autre que la violence ou les coups de blues. Quand je vais pas bien, mon petit secrèt c'est de jamais m'arreter, parce que ca laisse trop de temps pour réfléchir. Il y a des moments où on est mieux servi par son intuition que par une mûre réflexion. J'imagine que c'est dû à ma nature compulsive. Je mange, bois, achète, décide de manière compulsive. Pour quelqu'un qui cherche un peu de stabilité c'est sans doute pas le mieux à faire, mais je commence à croire qu'il me faudra accepter que je serai toujours sur le fil, quelque part entre ciel et terre, avec une peur obsédante de m'écraser sur le sol, même si je me suis toujours ratrappée en tombant. Je n'ai pas les pieds sur terre et je ne crois pas que j'en ai envie. Pourtant il y a des moments où l'on se retrouve suffocants écrasés par terre par un mal indéfinissable. Comme maintenant, à la seconde. Je suis perturbée par l'annonce de la rechute cancéreuse du père d'une copine. Je devrais commencer à gérer, surtout que ce n'est pas la première fois que j'entends ca, et ni même la dixième, mais ca fait mal à chaque fois. L'entendre, puis voir ses yeux cligner, et replonger dans mon enfer personnel. Sentir le sol s'affaiser, se sentir devenir petite, petite, petite jusqu'à en devenir inexistante et pourtant avoir encore autant mal. Perdre le contrôle un instant, se resaisir et redresser la tête, les yeux un peu vides. Avoir les épaules fortes pour supporter un moment sa peine en plus de la mienne, sans vaciller. Avant hier soir, juste avant de m'endormir, j'ai décidé de faire ablation de mon coeur. C'était la meilleure chose à faire, entre la douleur courte et le doute éternel j'ai vite tranché. Ce ne retomberai pas dans ce petit jeu-là. Pourtant, j'étais prête à l'écouter, à lui rendre une place entre la raison et l'envie. C'est probablement mieux ainsi, je n'ai jamais souffert de mon a-sentimentalité. Le mot est mal choisi, parce qu'il n'en élimine qu'un, je reste sensible au doute, à la beauté, à l'amitié, à la pluie et au beau temps, et bien trop de choses.
Lie awake in bed at night
And think about your life
Do you want to be different?
Try to let go of the truth
The battles of your youth
’Cause this is just a game
It's a beautiful lie
It's a perfect denial
Such a beautiful lie to believe in
So beautiful, beautiful it makes me
It's time to forget about the past
To wash away what happened last
Hide behind an empty face
Don't ask too much, just say
'Cause this is just a game
It's a beautiful lie
It's a perfect denial
Such a beautiful lie to believe in
So beautiful, beautiful it makes me
Lie....Beautiful
Everyone's looking at me
I'm running around in circles
A quiet desperation's building higher
I've got to remember this is just a game
So beautiful, beautiful...
It's a beautiful lie
It's a perfect denial
Such a beautiful lie to believe in
So beautiful, beautiful it makes me

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