Something Else

Looking down on empty streets and all she can see Are the dreams all made solid, The dreams made real All of the buildings, All of the cars Were once just a dream In somebody's head She pictures the broken glass She pictures the steam She pictures a soul...

dimanche, mars 02, 2008

30 Seconds To Mars - I'll Attack!

Je pense que je serai à Berlin au mois de mai pour les voir, sentir la vibration de la musique et m'abandonner à ce vieux rêve qui a résisté à bien du bon sens. La vie est une si belle misère qu'elle doit être bien offensée de la raison qui nous caractérise. Il parrait qu'on possède le libre arbitre, qu'on a le droit de vie et de mort sur sa propre personne pour peu qu'on ne se soucie pas du reniement de l'église catholique. On fait ce qu'on veut de nos journées pour peu qu'on ait de l'argent en suffisance. On a les moyens de réaliser nos rêves les plus fous, mais et on le fait jamais. Parce que les rêves sont l'échappatoire de ce monde raisonnable qui nous entoure, aux exceptions exentriques près, que l'on dédaine mais envie. Réaliser ses rêves c'est en quelque sorte les perdre, puisqu'après on n'a plus rien à attendre, à vouloir, plus de carotte devant nos nez d'ânes pour nous faire avancer. On se fait avoir sur tous les coins de rue par la publicité, on mange trois fois plus que nécéssaire ou alors on ne mange plus, on passe notre temps à courir afin de tout faire, voir et savoir. On a vu dix fois plus de pays que nos grand parents mais notre connaissance géographique est proportionellement inversée, les enfants de la ville pensent que les briques de lait poussent aux arbres et le travail manuel est regardé de haut. On est la génération 'In', on est des pros du pc, on fait des études qui n'ont pas volé leur nom: supérieures, on accorde de l'importance à la provenance de ce qui nous habille, on ne connait pas de tabous ni de limites, on est dégoûtés par les deux seuls produits naturels de l'homme qui se résument à la sueur et aux excréments, on trouve des qualités indéfinissables à l'art moderne, des petites pillules rondes sont là pour résoudre n'importe quelle douleur, on abuse et désabuse de la masse de moyens de communication mis à notre disposition et on se remplit de mélanges colorés le weekend pour s'amuser avec de la musique assez forte pour empêcher agréablement la communication trop consistante. Et pourtant on n'est pas heureux. Le libre arbitre, c'est la plus flagrante connerie que l'homme à inventé pour déclarer sa liberté. Parce qu'on vit tous sous pression, celle de sombrer dans la marge, celle de ne pas pouvoir conduire une grosse audi, celle de pas savoir payer son loyer, celle de pas réussir, celle de pas être à la hauteur de ce qu'on attend, celle de décevoir son entourage qui ne manque généralement pas de moyens de pression, celle de devenir un râté, une mauvaise copie de l'homme moyen, d'être découvert à moitié décomposé et bouffé par ses bergers allemands à l'âge d'à peine 45 ans. Plus de la moitié de la population avale pendant au moins un an de sa vie des sourires en bulle pour ne pas céder tout à fait sous le poids de notre soi disante libre destinée qui pèse parfois si lourd sur nos épaules. On s'inflige les pires souffrances pour peu qu'il y ait une récompense au bout, on vit dans un monde où décidément, tout (et tout le monde) s'achète.

I won’t suffer, be broken
Get tired, or wasted
Surrender to nothing
I'll give up what I started
And stop this
From end to beginning
A new day is coming
And I am finally free
Runaway, Runaway
I’ll attack
Runaway, Runaway
Go chase yourself
Runaway, Runaway
Now I’ll attack
I’ll attack, I’ll attack
I would’ve kept you forever
But we had to sever
It ended for both of us
Faster than a...
Kill off this thinking
It’s starting to sink in
I’m losing control now
But without you I can finally see
Runaway, Runaway
I’ll attack
Runaway, Runaway
Go chase yourself
Runaway, Runaway
Now I’ll attack
I’ll attack, I’ll attack
Your promises
They look like lies
Your honesty’s
Like a back that hides a knife
I promise you
I promise you
I am finally free
Runaway, Runaway
I’ll attack
Runaway, Runaway
Go chase yourself
Runaway, Runaway
Now I’ll attack
I’ll attack, I’ll attack
I will attack
Your promises
I promise you