Allez, viens*

Ca y est c'est fini. Des pages qui se tournent, qui s'envolent... On respire, on fait la fête, on n'y croit pas encore tout à fait. On est hésitants par rapport à l'année prochaine qui s'annonce pleine de joies et de liberté mais aussi de défis à relever. Mais on n'y pense pas, on a trois longs mois de vacances insouciantes devant nous. Le bonheur. La proclamation. Un moment un peu difficilement concevable, avec un goût irréel mais joyeux. Dur de maîtriser son infinie joie de passer des vacances tranquiles, de quitter pour de bon ces 4 murs qui ont vu les quatre coins de notre adolescence. Les bons souvenirs qu'on garde, les moins bons qu'on se réjouit de quitter une fois pour toutes. Et pourtant il y a ceux qui ne sont pas du lot, ceux qui reviendront en aout. Courage à eux. Et puis après les derniers blablas officiels et inaudibles de notre cher Mr K. , direction pizzeria. La proclamation, c'était un trop plein de chance pour une petite gaffeuse comme moi. Bam, talon cassé. J'aurais du le prendre en photo, ainsi que les têtes hilares succesives du monde autour. Et puis cette gentille femme, que j'aurai jugée à tort deux longues années, qui sauve ma vie en ramenant ma petite Sev chérie chez elle pour que je puisse à nouveau marcher. Et du rosé dégueulasse, de la bouffe pas trop top et une bière avant la fin du forfait, puis une grosse fatigue. Journée mémorable tout de même, ainsi que ce mercredi après midi au beau milieu des bois (mon genou s'en souviendra..). Se rendre compte encore plus que tout est trop tard ne l'emporte pas sur le "mieux vaut tard que jamais" puisqu'on ne sait pas ce que nous réserve l'avenir. Malgré tout, c'était une belle année. Vue de derrière. Sans oublier notre voyage au Portugal. Ca y est, c'est fini. Ceux qu'on aimera toujours, qu'on se promet de ne pas perdre de vue. Ceux qu'on saluera dans un train en passant. Ceux qu'on oubliera petit à petit, qui disparaitront avec le temps, et puis celle qu'on ne verra plus...

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